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An die musik

L'envol

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An die musik
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Raphy, artiste peintre
Le style pictural unique de Raphy mêle impressionnisme, figuration subjective, expressionnisme, réalisme, surréalisme, abstraction et lyrisme, donnant naissance à des œuvres d'une polychromie éblouissante, à la fois spirituelles et émouvantes.
Situé à la croisée de l'abstraction gestuelle et chromatique, il prône une forme d'abstraction instinctive. C'est précisément ce mélange — conjugué à une puissante dimension symbolique et cosmique — qui explique l'unanimité des critiques sur un point : son œuvre ne ressemble à celle d'aucun autre peintre abstrait contemporain. Il ne s'agit ni d'une « école » ni d'une théorie, mais d'une synthèse personnelle rare, forgée en marge des mouvements artistiques et des marchands d'art au fil de plus de soixante années d'une pratique largement solitaire.
Ses toiles, empreintes d'un rythme musical, explorent des thèmes tels que la nature, la vie, la lune, la création du monde, la foi, les légendes, les oiseaux, le vent, la mer, les tempêtes et le cheminement intérieur.
Henri Héraut, qui l'a découvert en 1972 lors de sa première exposition personnelle à Paris, fut frappé par l'intense vitalité émanant de ses compositions abstraites aux formes entrelacées. Il releva également que la peinture de Raphy ne ressemblait à celle d'aucun autre artiste abstrait de l'époque, la trouvant nettement plus lyrique et chaleureuse que l'œuvre de son propre mentor, Henri-Georges Adam.
Raphy débute en suivant pendant 6 ans des cours de dessin à “MONTPARNASSE 80” avec Henri-Georges ADAM - professeur aux Beaux-Arts qui travailla avec GIACOMETTI et PICASSO. Les recherches pour aboutir à l’affirmation et à l’originalité de son style sont longues. Il peint sans exposer durant 10 ans - jusqu’en 1969. Sa première exposition personnelle a lieu à Paris en 1972 à la galerie R.G.
Ses œuvres sont remarquées et appréciées par les critiques et surtout par Henri HERAUT. Dès lors, celui-ci l’invite à exposer pendant 10 ans dans son groupe au Salon des Artistes Français. Il participe aussi régulièrement au Salon d’Automne à Paris.
En 1984, la VILLE de PARIS lui commande une mosaïque pour décorer la piscine rue Vitruve (Paris 20e arr.) et une exposition personnelle à lieu à la Mairie du 2ème. Il reçoit la Médaille d'Argent de la Ville De Paris. Cette distinction sera suivie en 1988 du Grand Prix de France des Arts Plastiques, du Premier Prix du Festival d'Art de Biarritz en 1992 et de la Médaille d'honneur de la ville de La Baule en 1994.
Pour Raphy, la musique est à la fois une source d’inspiration et un thème central de son œuvre; un grand nombre de titres de tableaux se réfèrent directement à une œuvre musicale ou à un musicien : Wagner, Schubert, Sibélius, Beethoven, Mahler, Dvorak, Liszt, Messiaen... Pour Raphy, le rythme d’une toile est une notion fondamentale «il lui donne son style et son caractère». Sa peinture est un hymne à la nature et l’univers tout entier : lumière, matière, vie, esprit et foi. Le thème de la nature se décline dans la mer, les oiseaux, les poissons. Il s'étend dans le cosmos, l’origine de la vie, la création du monde et la lune.
Raphy peint debout à l'huile sur toile au couteau. Il va et viens, juge de près, de loin en toute liberté, et l'inspiration arrive, il ne sait trop comment lui-même. Soudain il laisse là la toile, puis la reprend d'un regard plus sévère. Il travaille en permanence sur plusieurs toiles en même temps qu'il parachève sans cesse pendant des années. Il s'acharne sur elles jusqu'à ce qu'elles lui plaise en tous points.
Il est difficile de classer Raphy dans un style ou une mouvance particulière et lui trouver des analogies parmi l'oeuvre des divers peintres abstraits contemporains. Il a son propre style, ne ressemblant à rien de ce qui s'est peint dans le passé, mais ne reniant pas ce passé.
Il présente ses œuvres sans aucun commentaire, qu'il jugerait indécent. C'est à nous à deviner peu à peu ses intentions secrètes.
Raphy nous a quitté en 2022 à l'âge de 95 ans, continuant à peindre jusqu'à ses derniers jours.
Il laisse derrière lui un nombre restreint d’œuvres, un peu plus d'une centaine de tableaux réalisés sur une période de 60 ans.
Il a fait le choix - toute sa vie - de peindre sans avoir à se soumettre aux servitudes du marché de l'art ou des marchands.
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